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Une promesse est une dette !

Le temps que vous lisiez ce texte, cinq personnes seront mortes du SIDA. Pourtant, des traitements efficaces existent mais 95% des malades en sont toujours privés.

Pourquoi ? Sur les dix milliards de dollars promis au Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme, moins de 15% ont effectivement versés par nos gouvernements en 2004 !

mis en ligne le 25 mars 2005 - 1747 visites - 3 commentaires

En juin 2001, les Etats membres des Nations Unies déclarent vouloir entrer en guerre contre le Sida et s’engagent à verser d’ici 2005, par étapes successives, un montant annuel de 7 à 10 milliards de dollars pour alimenter un Fonds Mondial de Lutte contre le Sida, la Tuberculose et le Paludisme destiné à financer des actions de prévention et de soins

Cependant et malgré les effets d’annonce, les gouvernements n’ont pas versé les fonds annoncés.

La France n’a, par exemple, inscrit dans son projet de Loi de Finances 2005 qu’une subvention de 230 millions de dollars au lieu des 600 millions qu’il lui appartient de verser pour respecter le montant global de 10 milliards/an. En 2004, c’est ainsi moins de 15 % de cet objectif qui ont été versés par les gouvernements au Fonds Mondial.

Cette situation est inacceptable. Voilà pourquoi nous lançons une grande campagne dans la jeunesse pour dénoncer ce non-respect des engagements financiers des pays du Nord vis-à-vis des populations du Sud et d’obliger les gouvernements à agir.

Dès le 26 janvier, début du Sommet de Davos, RéSo a choisi d’interpeller les responsables politiques des pays du G8 en publiant une "Lettre ouverte de la Génération SIDA aux Grands de ce monde".

La diffusion de ce document est accompagnée d’une campagne d’affichage dans les villes où des groupes locaux de RéSo sont constitués.

Plusieurs initiatives seront d’ailleus prises dans les semaines qui viennent, pour interpeller publiquement les responsables politiques français et européens sur cette question.

Parce que nous refusons d’être les complices de l’indifférence des pays du Nord vis-à-vis des populations du Sud, nous allons mener la bataille pour faire bouger les gouvernements.

Vous aussi, rejoignez-nous !

- Lire et signer la lettre ouverte de la Génération SIDA aux grands de ce monde

- Ils soutiennent l’appel de RéSo

- En savoir plus sur le Fonds Mondial de lutte contre le SIDA

- Contacter les Groupes locaux de RéSo ou la coordination nationale


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    3 Messages de forum

    • Bravo pour votre initiative. Une question cependant : savez vous ce que donnent d’autres pays comme la Grande-bretagne, par exemple, à ce fonds mondial ?
      par Gégé - 26 janvier 2005 - 10:15 - Répondre à ce message
      • + d’infos
        http://www.re-so.net/article.php3 ?id_article=594
        - 23 mars 2005 - 17:35 - Répondre à ce message
        • Les 16èmes assises nationales de l’association de lutte contre le sida AIDES se sont ouvertes vendredi matin à Nice, avec comme thème principal la prévention et la pénalisation des contaminations.
          Les 350 membres d’Aides vont notamment se concerter sur le cas, inédit jusqu’alors, des personnes condamnées pour avoir transmis sexuellement le VIH/Sida à leur partenaire. Le concept de responsabilité partagée sera au centre des échanges, qui doivent se poursuivre jusqu’au dimanche 12 juin.
          L’accès aux soins des migrants, les femmes et l’épidémie, la santé des gays figureront également à l’ordre du jour de ce rassemblement, dont l’objectif consiste essentiellement à donner la parole aux personnes séropositives.
          "Aujourd’hui tous les feux sont au rouge et l’épidémie est très active", a déclaré au cours de la séance d’ouverture Christian Saout, président d’Aides. "Le premier enjeu est la +disibilité+ : on doit pouvoir dire que l’on est séropositif à son partenaire" a-t-il ajouté.
          "Plus de la moitié des contaminations se fait par des rapports hétérosexuels, et la demande du port de préservatif n’est quasiment plus refusée. Le problème se situe donc au niveau du dialogue entre les partenaires" a expliqué M. Saout.
          Samedi, les participants doivent défiler dans les rues de Nice pour une gay-pride, baptisée "Pink parade".
          La France compte environ 100.000 personnes séropositives, infectées par le virus du sida, selon une évaluation officielle publiée en mars dernier.
          par afp - 10 juin 2005 - 17:46 - Répondre à ce message
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