La répression continue en Iran avec l’exécution de cinq militants
Nouvelles exécutions d’opposants au régime théocratique en réponse aux manifestations qui se préparent pour la date anniversaire de l’élection truquée du 12 juin 2009.
Les autorités iraniennes ont pendu dimanche 9 mai à la prison d’Evin cinq militants kurdes accusés d’avoir mené des attentats contres des bâtiments gouvernementaux. Les victimes, quatre hommes et une femme, ont été reconnus coupables de « moharebeh » c’est-à-dire de faire la guerre à Dieu. Shirin Alam Holia été arrêtée en 2008 et accusée d’avoir placé une bombe sous un véhicule des gardes de la Révolution. Mehdi Eslamian fut reconnu coupable d’implication dans un attentat contre une mosquée à Shiraz. Enfin, Ali Heidarian, Farhad Vakili et Farzad Kamangar furent reconnus coupables d’appartenir au groupe Kurde rebelle PJAK (le parti de la vie libre du Kurdistan), un groupe nationaliste et séparatiste kurde. Toutes ces accusations sont basées sur des « aveux » obtenus après plusieurs jours de tortures comme l’explique Shirin Alam Holi dans une lettre adressée à ses parents. Ces procès expéditifs suivis d’exécutions n’ont d’autres buts que de dissuader les opposants au régime de manifester à nouveau. Les manifestations monstres qui ont suivi la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad, le 12 juin 2009, ont sérieusement ébranlé le pouvoir qui tente depuis lors de réduire l’opposition au silence en instaurant un climat de terreur. Le 12 juin est maintenant redoutée comme date anniversaire de la réélection truquée d’Ahmadinejad. Les leaders de l’opposition ont d’ailleurs à nouveau appelé à manifester pour commémorer ce jour tragique pour l’Iran.



