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UNEF, Que feras-tu de tes victoires ?
par les animateurs de la Tendance pour la refondation Syndicale (TRS)

Lors des dernières élections au CROUS et au CNESER, l’UNEF a remporté de larges victoires. Que celles ci soient du à une orientation en phase avec les aspirations des jeunes, à de l’électoralisme ou à un vote sanction contre le gouvernement, il n’en reste pas moins que l’UNEF est bien l’organisation largement majoritaire dans son milieu.

mis en ligne le 16 septembre 2004 - 3376 visites - 15 commentaires

Sur le web :
Visiter le site de la Tendance pour la Refondation Syndicale

Mais que compte donc faire notre syndicat étudiant de ses victoires ? Le projet défendu va t il apporter des solutions aux problèmes de nos universités ?

Retour sur le projet de l’UNEF

Lorsqu’on lit les textes de congrès de l’UNEF et en filigranne celui du CNESER, on voit que l’ambition de notre syndicat est de promouvoir la démocratisation de l’enseignement supérieur. Ce combat est identifié au combat contre le mandarinat, c’est à dire contre des professeurs tout puissant qui pensent l’université d’aujourd’hui à travers le prisme de l’université très sélective et élitiste que fût celle de la troisième république.

L’UNEF inscrit donc ses pas dans la poursuite du projet de la Gauche lorsque en 1989, celle-ci formula l’objectif de 80% d’une classe d’âge au bac. La gauche d’alors suprimait petit à petit les redoublements, faisait du BEPC une formalité, incitait les professeurs à faire du chiffre, supprimait la sélection à l’entrée des univeristés.... La démocratisation était alors synonyme de massification.

L’objectif de la gauche était d’emmener les éleves et les étudiants vers le plus haut niveau de formation. Certains y ont même vu un moyen de promouvoir la lutte des classes puisque l’obtention d’un diplôme élevé garantissait aux classes populaires un revenu plus important grâce aux garanties collectives. L’UNEF aujourd’hui n’a pas de projet différent.

- Retour sur les oubliés de la massification

L’ennui, c’est qu’une étude rapide de la situation confirme que le problème de l’échec scolaire s’est déplacé de l’entrée au lycée à l’entrée à l’université. Il ne s’agit pas pour nous de dire que l’objectif affiché par la gauche d’alors était une erreur. Il fallait le faire. Mais nous devons aujourd’hui reconnaître que la reproduction sociale s’est accentuée et que ce vaste projet n’a rien réglé. Ceux à qui on promettait une ascension sociale, se sont retrouvés exclus du système par un échec scolaire quasi systématique.

Aujourd’hui, derrière l’égalité de facade entre les étudiants, l’égalité des droits dans l’accès au bac, aux universités, aux filières ; une sélection insidieuse s’opère rendant inopérant les efforts pour garantir le pacte républicain. La sectorisation des lycées, permettant de garantir la mixité sociale, est un échec. De nombreuses familles contournent cette obligation en utilisant leurs ressources culturelles et sociales tant et si bien que certains lycées sont plus ségrégatifs que le quartier lui même... Les lycées se hiérarchisent chaque jour un peu plus, ceux de Paris et quelques lycées de province sélectionnent les dossiers des meilleurs candidats afin d’augmenter leur prestige et les autres lycées, désireux de suivre cette dynamique, créent des classes de niveaux. Les classes préparatoires et les grandes écoles, par la primauté qu’elle donnent aux enseignements de mathématique, structurent le privilège des filières aux lycées. De la classe de S option Maths à celle de lettres option arts plastiques, les éleves sont triés et les positions sociales dans la société sont de fait déterminées. Les universités parisiennes, de filières sélectives en études des dossiers des candidats de province, font la même chose en rejetant les "mauvais élèves" sur des universités de seconde zone.

Si l’ambition première de la Gauche de permettre par l’éducation de s’émanciper du déterminisme familial ne doit pas être remis en cause, force est de constater nous n’avons pas réussi à accompagner suffisamment les enfants des classes populaires dans leur cursus scolaire. Alors que ce projet était avec la politique de la ville et l’augmentation des salaires, une des priorités de la gauche à l’attention des classes populaires, cet échec a entraîné une distanciation de ces mêmes classes à l’égard des forces politiques comme des syndicats qui s’étaient engagé dans ce processus.

- L’UNEF, fer de lance de la démocratisation comme massification

Il n’y a qu’à regarder les positions de l’UNEF sur le LMD pour s’apercevoir que ce syndicat n’a pas changé d’un iota ses positions par rapport aux objectifs de la gauche en 1985. Jamais nous n’avons ouvert le débat de la transmission et de l’acquisition des savoirs. Nous avons lu la mise en place du LMD qu’à travers le prisme du maintien des acquis. Ce qui est acquis est à nous, le reprendre c’est attaquer la démocratisation, c’est proner le retour à l’université de la troisième république, c’est rompre avec l’égalité des droits. Le LMD a été lu à travers le maintien de la session de septembre, de la compensation annuelle, de la nécessaire supression de la sélection à l’entrée des master et le projet du CNESER consacre la disparition des grandes écoles par leur dissolution dans les universités.

L’UNEF avait raison d’affirmer qu’il n’y avait aucune raison de remettre en cause ces droits sauf à partager, sans l’avouer, la volonté de revenir en arrièr. Mais notre syndicat s’est enfermé dans la défense d’un système qui est encore trop injuste et à bout de soufle. l’UNEF s’est fait le défenseur du statut quo sans ouvrir d’autres chantiers que la poursuite de la démocratisation comme massification, par la poursuite de la supression de la sélection.

Sans doute, notre organisation n’est-elle pas pleinement satisfaite de l’actuel. Il n’y a, après tout, toujours pas d’égalisation des conditions puisque l’allocation autonomie n’est pas mise en place. Mais l’horizon est maintenu : suppression des sélections et égalité de moyens. Le vieux rêve d’une société sans classe est ainsi maintenu comme un objectif.

- Repenser la réussité de tous, c’est dissocier l’égalité des droits et l’égalité des chances

Pour s’attaquer réellement aux inégalités sociales et à leur reproduction, nous croyons qu’il est nécessaire de repenser la démocratisation. Elle ne doit pas être pensé à travers le simple prisme de la massification et de l’égalisation des conditions (tout le monde au doctorat, une même allocation d’autonomie pour tout le monde, et un même salaire). Le cycle de la massification est clos. Désormais la démocratisation doit être synonyme de réduction des inégalités entre les classes populaires et les classes moyennes et supérieures.

L’égalité des droits ne doit plus s’identifier à l’égalité des chances. Autrement dit les moyens de l’action publique doivent être concentré sur les plus défavorisés.

C’est pourquoi la TRS a proposé lors du débat de notre projet pour les élections au CROUS un grand plan de réduction des inégalités plutôt qu’une mise en avant d’une allocation d’autonomie aussi hypothétique que peu redistributive.

Ce “pack de l’égalité réelle” comportait un doublement des APL, une prime à l’ameublement, une augmentation des bourses à taux zéro, une augmentation des bourses, une CLE (Couverture Logement Etudiante) pour les étudiants issus des classes populaires.

C’est aussi pourquoi nous avons proposé, lors du débat sur le projet du CNESER, un grand plan pour l’égalité des chances permettant la promotion, à dossier égal, des étudiants issus des bac pro dans les IUT et les BTS. Nous proposons aussi de tripler les moyens des ZEP, la création de ZUP (zone universitaire prioritaire),l’augmentation des salaires des professeurs qui y travaillent, la formation des enseignants au tutorat et l’accueil des nouveaux publics, la création de tutorats obligatoires, et l’exigence d’un véritable débat sur la transmission et l’acquisition des connaissances...

- L’UNEF au milieu du gué

Oui, l’UNEF est largement majoritaire dans le monde étudiant. Mais non seulement son projet l’enferme dans la contestation systématique mais, de plus, il ne répond pas aux problèmes de nos universités. Alors, encore un petit effort...


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    15 Messages de forum

    • Ce texte ressemble beaucoup au débat sur la discrimination positive et sur l’analyse de la victoire de l’Unef aux élections au CROUS, débattues lors du dernier collectif national de l’Unef, en juillet dernier...s’il pose de vraies questions (programme CROUS, ZUP, entrée des bac pro en BTS/IUT), il apporte souvent des réponses discutables : l’allocation d’autonomie, ce n’est pas seulement une réforme des bourses, c’est repenser la vision de l’étudiant et du jeune en général, de son indépendance et de son autonomie ! Des salaires plus importants pour les profs des quartiers sensibles...ne vaut-il pas mieux faire appel à la motivation qu’à l’appat du gain ? :-) En ce qui concerne le débat sur massification / démocratisation, le combat mené pour la "révolution pédagogique" semble contredire le fait que l’Unef soit pour la massification... Que va faire l’Unef de sa victoire écrasante ? Entre un syndicat étudiant dont la légitimité a été réaffirmée (+50% de participation étudiante aux élections 2004 aux CROUS), et un gouvernement qui vire de plus en plus libéral (droits de succession, niches fiscales, etc.), les négociations risquent d’être dures... Une seule chose est sûre, la question n’est pas de savoir si l’on privilegiera de petites avancées ou un projet utopique, mais plutôt de quelle manière, par des petits pas (dont le déplafonnement des aides au logement, par exemple, proposée par le texte), on parviendra, à travers une révolution pédagogique à l’université, et l’autonomie des jeunes dans la vie étudiante, à promouvoir la démocratisation de l’enseignement supérieur.
      par nicolas RigeTech - 19 septembre 2004 - 18:35 - Répondre à ce message
      • 50 % d’augmentation de la participation étudiante ça fait 1,5 % en tout ?
        l’angélisme dont tu fais preuve sur la motivation des enseignants trahis une conception militante que la plupart des fonctionnaires n’ont pas (qu’on le regrette ou non n’est pas la question) ils sont loin les hussards noirs de la troisième république
        par zorro - 19 septembre 2004 - 18:56 - Répondre à ce message
        • Et que font les autres syndicats étudiants ?
          par Ludo - 19 septembre 2004 - 23:09 - Répondre à ce message
          • il y en a d’autres ?
            par severine - 20 septembre 2004 - 11:43 - Répondre à ce message
            • Oui, il y en a d’autre.
              Selon les termes de la loi, il y a aujourd’hui 4 organisations représentatitves et un grand nombre d’orgnaisations non reprsentatitves.
              Les quatre organisations représentatives UNEF UNI (très à droite) FAGE (indépendant de tout bords politiques) PDE (indépendant également - scission FAGE)
              Les autres organisations Confédération Etudiante SUD-étudiants FSE (ex UNEF-SE) IDEE (UDF)
              - 27 décembre 2004 - 23:57 - Répondre à ce message
              • FAGE et PDE : independants de tt partis ? En etes vous sur ?
                par Imbecile - 1er avril 2005 - 18:35 - Répondre à ce message
                • FAGE : les dirigeants sont et ont été de tous bords (gauche, droite, et même un président d’obédience communiste).
                  PDE : les dirigeants n’ont jamais été à gauche.... Certains présidents sont même très proches de la corpo droit Assas (dont le président d’honneur n’est autre que.... Jena marie LE PEN)....
                  - 2 juin 2005 - 11:39 - Répondre à ce message
                  • Pouvez-vous m’éclairer sur le bord politique des dirigeants FSE... gauche ou extrême gauche ?? merci
                    - 2 décembre 2005 - 09:02 - Répondre à ce message
                    • Cette distinction (gauche/ extreme gauche) n’a qu’une valeur pédagogique primaire. La FSE est très attachée à la charte d’Amiens (1906), qui fait, entre autres choses, la distinction fondamentale entre syndicat et parti politique. Nous ne pouvons donc pas nous rattacher sans commettre une erreure dans un quelconque bord attribué a des partis politiques. Tout nos fondements théoriques sont sur le site "luttes-étudiantes.com" à la rubrique "guide étudiant", donc n’attendez pas des gens qu’ils vous disent qui est/fait quoi. Pour finir, j’insiste à nouveau sur le fait qu’un syndicat n’a pas (et même si beaucoups d’organisations étudiantes ne voient pas les choses ainsi ) le même role, les mêmes interets, etc. qu’un parti politique. Pour le reste, je vous invite a rencontrer vous même les militants des différentes organisations présentes sur vos universités.
                      par Simon. TOLOSA - 8 avril 2007 - 12:45 - Répondre à ce message
                  • Sur quels faits te bases-tu pour dire si telle ou telle personne, qui ne se prononce pas sur des faits de société de surcroit, est de gauche ou de droite ? Tu les connais personnellement ?
                    PDE n’entretient pas d’idéologie politique et fait bien attention à cela, c’est une association indépendante de tout bord et qui se dit apolitique (notion même défendue lors de la fin de la Grande UNEF par les associations se regroupant ensuite en monodisciplinaires pour quitter l’union). Aucun de ses présidents n’a pu démontrer des convictions politiques évidentes, ni aucun de ses membres (administrateurs, associations...). Le GERME n’a pu ranger PDE dans aucune case politique jusqu’à présent (GERME : Groupe d’Etudes et de Recherche sur les Mouvements Etudiants).
                    Concernant la Corpo Assas : si Robet Hue avait été président de son club de tennis dans sa prime jeunesse, devrais-je en déduire que ce club est communiste et que 40 ans plus tard il y a toujours Robert derrière les raquettes ? ... Allons, ça ne tient pas. Restons respectueux des jeunes gens qui aujourd’hui tiennent ce club de tennis et qui n’ont rien à devoir à Robert Hue...
                    - 17 juin 2007 - 18:25 - Répondre à ce message
      • pourquoi demander une allocation étudiant alors que la question de la formation au long de la vie suppose qu’à tout âge on puisse avoir accès à une formation. n’est-ce pas une revendication catégorielle ?
        il faudrait avoir une approche un peu plus large : allocation formation voire revenu de subsistance
        par not so silent bob - 2 juin 2005 - 15:14 - Répondre à ce message
        • Je crois que l’Unef ne demande pas une allocation étudiante mais bien une allocation autonomie pour les jeunes en formation. Ce n’est donc pas une revendication catégorielle sinon par l’âge. Elle n’est pas antinomique avec un droit à la formation tout au long de la vie, nouvel élément d’une sécurité sociale professionnelle qu’il reste encore à établir. L’allocation autonomie c’est seulement prendre en compte la spécificité des problèmes que PEUVENT traverser des jeunes qui ne sont plus aidés par leurs parents, ne travaillent pas encore, et qui ont besoin de se loger et de se nourrir. Elle permettrait aussi de réunifier l’aide sociale à la jeunesse (dispatschée aujourd’hui entre les CROUS, la CAF, la demi part fiscale, des ministères (agriculture, culture), les régions (apprentissage, étudiants en santé/social) ; pour qu’elle soit plus juste aussi : ce n’est pas un salaire, elle doit être liée au cout de la vie pour l’étudiant (Paris/ grande ville, ville moyenne, habite encore chez ses parents) et doit tenir compte du fait que l’étudiant recoit ou non une aide de ses parents (qui serait prise en compte lors du calcul des impôts). Cette aide fait d’ailleurs son chemin dans l’esprit des partis politiques : le député Wauquiez, chargé d’une mission sur les aides sociales étudiantes, s’est dit sidéré de la pluralité des aides et des effets de seuil. M.G. Buffet du PCF l’a implicitement repris dans son programme. Enfin, Lionel Jospin l’avait inscrit dans son programme (contrat d’autonomie pour les 18/25 ans !)
          par nicolas - 6 mai 2006 - 10:55 - Répondre à ce message
    • rencontre mémorable avec des représentantes de l’unef ce vendredi 15 juillet 2005 à la chaîne d’inscription de l’université de valenciennes.
      Bonjour, Je suis actuellement étudiant à l’université de valenciennes ( nord ), et, à l’occasion de la chaîne d’inscription, membre vaccataire du personnel administratif. dans ce cadre, j’ai eu l’occasion d’être confronté à deux représentantes de l’unef, qui m’ont donné une vision pitoyable de cette organisation. 15 jours après l’ouverture de la chaîne, ces deux jeunes filles débarquées de Paris s’adressent à la direction du service scolarité et exigent un stand " pour défendre les intérêts étudiants" ... il va s’en dire qu’après 15 jours de fonctionnement, les différents stands étaient déjà tous occupés et que l’espace manquait pour les accueillir au sein du village étudiant. mais bon, l’unef ayant parfaitement le droit d’être représentée, nous leur trouvons de la place vaille que vaille sous leur regard exaspéré... ... première rencontre fort sympathique donc. le reste de la journée fut une véritable horreur : pleines de morgue et de suffisance, les deux représentantes de l’UNEF s’en sont prises successivement à une fédération étudiante locale, dont les membres sont coupables à leurs yeux " d’avoir l’accent du Nord " ( sic ) et de " lécher les bottes de la direction de l’université " ( re sic ). dans la foulée, elles ont ostensiblement refusé de respecter les règles du village étudiant ( chacun derrière son stand, ambiance bonne enfant, etc...) pour aborder vigoureusement les étudiants venant s’inscrire, et ce avant même qu’ils ne pénètrent dans le hall... alors que la chaîne d’inscription se déroulait tout à fait correctement depuis deux semaines, alors que la SMENO et la LMDE coexistaient tranquillement sans incident, la venue de membres de l’UNEF a littéralement détruit l’ambiance en une journée. résultat des courses, ce syndicat est à mon avis durablement décrédibilisé au sein de la fac de valenciennes, les nouveaux bâcheliers venant s’inscrire ce jour là ont été à mon avis très choqués de ce comportement, et je ne parle bien sur par du personnel d’encadrement administratif, étudiant et titulaire, outré d’un tel comportement au mépris des règles qui régissent la chaîne d’inscription chaque année. moi même étudiant et de gauche, je n’ai rien dit ce jour là car travaillant sous le badge de l’université, j’ai donc réservé mon point de vue aux différents forums étudiants sur lesquels je vais tomber ce matin. Je vais bien entendu poster ce message " pour information " à la direction de l’unef, qui reconnaître sans aucun doute ses deux représentantes malheureusment restées anonymes à la chaîne d’inscriptio de l’uvhc ce vendredi 15 juillet 2005.
      - 18 juillet 2005 - 09:13 - Répondre à ce message
    • nous sommes en 2006. euhhhhhhhhhh vous avez dit "victoire" ?
      par arnaud0 - 28 mars 2006 - 05:54 - Répondre à ce message
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      - 3 juillet 2008 - 07:32 - Répondre à ce message
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